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juin 21
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Bonjour !
Quand il s’agit d’hypnose, nous avons tous des clichés en tête : « Dormez ! Je le veux ». On pense aux histoires que l’on a entendues sur les hypnotiseurs de foire qui plongeaient leurs « cobayes » dans un sommeil profond pour leur faire exécuter ensuite toutes sortes de prouesses dont ils n’avaient aucun souvenir à leur réveil.
Les préjugés ont la vie dure. Il y a quelques années, je suis allé consulter un médecin hypnothérapeute qui m’avait été recommandé par une amie. « Tu sais, on n’est pas vraiment endormi, on entend tout ce qu’il dit … », m’avait-elle assuré.
En fait, l’hypnose est un état modifié de conscience, une sorte d’état de relaxation. Un état qui permet de se concentrer sur les suggestions qui nous sont faites ou que nous nous faisons. On appelle cela l’état « alpha », caractérisé par un ralentissement des ondes cérébrales, par comparaison à l’état « bêta », qui est l’état de veille. En état alpha, le subconscient est plus réceptif aux suggestions qui lui sont faites. Ce sont ces suggestions qui permettent de soigner certains troubles, d’aider le sujet à se défaire de mauvaises habitudes, de se préparer à affronter une situation (examen, représentation …), de se reprogrammer positivement etc …
L’état alpha permet donc au sujet de se concentrer sur quelque chose de spécifique, tout en se coupant momentanément plus ou moins du monde qui l’entoure.
Cet état de relaxation hypnotique, nous le connaissons tous et l’avons expérimenté bien des fois, peut-être sans le savoir. Par exemple devant son écran d’ordinateur, ou en regardant défiler un paysage monotone par la vitre d’un train … Dans ces circonstances, on se sent un peu engourdi, et quand un élément extérieur nous fait sortir de notre « rêverie », on reprend ses esprits, on regarde sa montre et on se dit : « Oh ! Il est déjà 5 heures … »
C’est donc un état naturel et l’hypnose, ou l’auto-hypnose, ne sont pas plus dangereuses que cela ; si un danger survient autour de nous, on peut sortir de cet état en un clin d’œil. Si on est trop confortablement installé, et un peu fatigué, on peut s’assoupir aussi … Mais est-ce dangereux ? Cela dépend du contexte, et pas de l’état hypnotique.
ET QUE DIRE DES SUGGESTIONS ?
L’hypnose peut-elle nous transmettre et nous inculquer des idées, des pensées, des envies dégradantes, destructrices ou négatives ? Pourrait-on risquer d’être poussé à des actions que l’on réprouve ? En principe non, car l’inconscient n’est pas perméable aux suggestions qui vont à l’encontre de la morale du sujet hypnotisé. Les suggestions ne fonctionnent que si elles sont acceptées.
Toutefois, il faut choisir soigneusement son praticien, comme on le fait pour son médecin, son ostéopathe etc … D’abord, il doit s’établir un rapport de confiance avec lui. S’il y a de la réticence, cela ne fonctionnera pas, les suggestions ne seront pas acceptées, elles ne seront pas efficaces. L’état hypnotique ne sera peut-être même pas atteint. Il faut aussi que ce praticien soit compétent : s’il ne l’est pas, et si la ou les séances sont inefficaces, cette pratique perdra toute crédibilité aux yeux du patient.
Normalement, tout hypnothérapeute se doit d’agir scrupuleusement dans l’intérêt de son patient. Mais on peut aussi imaginer que cela pourrait ne pas être le cas. En exagérant, on pourrait dire par exemple que si quelqu’un consulte pour reprendre confiance en soi, il ne faudrait pas que l’hypnotiseur l’enfonce dans son malaise avec de mauvaises suggestions : certes, les suggestions ne fonctionnent que si elles sont acceptées, mais le sujet qui consulte a de bonnes chances d’être déjà « programmé » négativement sur ces points.
Il ne faut pas minimiser le pouvoir des mots. Bon nombre d’entre nous souffrent d’idées préconçues négatives à propos d’eux-mêmes, bien souvent inculquées par leur entourage. Tout le monde sait que les mots peuvent faire du bien ou du mal ; dans le cas de l’hypnose, ce n’est pas la technique qui pourrait faire du mal, mais sa mauvaise ou maladroite application.
L’auto-hypnose est une bonne variante à cette technique : l’hypnotiseur et l’hypnotisé sont une seule et même personne, qui n’a donc pas à craindre des suggestions indésirables. Evidemment, la technique doit s’apprendre et se pratiquer avant d’être maîtrisée, et donc efficace.
Cela s’apprend bien, et assez facilement. J’en témoigne : le praticien dont j’ai parlé plus haut m’a enseigné une technique facile et rapide pour se mettre en état d’hypnose – de toute façon, c’est un état naturel, comme nous l’avons vu – et je l’ai utilisée avec succès très facilement, dans un autre contexte, sans beaucoup d’expérience !
Signalons pour finir qu’il y a quelques cas où l’hypnose est contre-indiquée : l’épilepsie en premier lieu, ainsi que différents troubles psychologiques ou psychiatriques, tout cela relevant de l’avis du corps médical bien entendu.
Je ne voudrais pas rester sur une tonalité négative : pour m’y intéresser depuis quelques années, pour avoir consulté quelques spécialistes et l’avoir pratiquée sur moi-même, je suis convaincu que l’hypnose et l’auto-hypnose restent la plupart du temps des techniques efficaces, inoffensives et stimulantes ; elles devraient d’ailleurs être pratiquées par tous, dans un but de développement personnel au sens large, et pas seulement à titre « thérapeutique ».
Bien amicalement
Thierry-Charles Photo © vlorzor – Fotolia.com










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